Arrive hier dans la nuit a La Serena apres avoir traverse depuis Santiago pratiquement que du desert aride, tres mineral, marron uniforme,avec simplement quelques touffes d´arbustes bas et des cactus maigrichons, mais tres vallone et avec vue sur le pacifique sur une bonne partie de la route.
Arrive a Ovalle (petite ville a quelques dizaines de km de La Serena, une espece d´oasis dans ce desert) la campagne etait jonche de sacs, de bouteilles plastiques, et d´ ordures de toutes sortes jusqu´a la Serena, alors qu´on ne voyait pratiquement aucunes habitations. Bon la route etait aussi bordee tous les 500m de petits oratoires que les chiliens erigent a l´endroit ou un proche se tue en voiture. J´en ai conclu que ceux qui avaient pollue devaient etre morts et que ca devrait s´arranger dans les annees a venir.
Aujourd´hui visite de La Serena : centre ville assez mignon (pour une fois les fils electriques sont en partie enterres), la ville basse (pres de la mer), ressemble aux cites balneaires de la Costa del Sol, avec des palmiers et des grands immeubles, sauf qu´ici les immeubles sont des logements decents pour les Chiliens, qui en ont bien besoin et pas des hotels pour les touristes. Beaucoup de monde sur la plage mais la ville deserte. Je comptais me baigner, mais a cause d´ un fort vent, les drapeaux sont restes au rouge. En fait je ne suis pas sur que ce soit a cause du vent : j´ai vu les sauveteurs arriver ce midi, une messe a ete dite en plein air au poste de sauvetage de plage (ici on s´en remet beaucoup a Dieu), et puis les sauveteurs se sont repartis sur la plage a leurs postes de garde par petits groupes (la plage fait plusieurs km de long) , et apres on les voyait faire des halteres, jouer aux cartes ou se faire bronzer. Je ne sais pas si ils auraient pu faire tout ca avec le drapeau vert.
Apres j´ai voulu me rendre a Coquimbo, voir une eglise en metal construite par Effel en 1889, j´ai jamais trouve le bus.
Demain je souhaite faire la Vallee de Elqui, et je ne peux pas conserver ma chambre: de retour en ville, il a donc fallu que je cherche un hebergement pour demain, pas facile, ici, en ce moment toutes les auberges sont pleines.
Bon une journee pour pas grand chose, mais c´est dimanche et a part les grands magasins, tout est ferme. |